L'ÉGLISE ÉBRANLÉE - COMPRENDRE ET AGIR

Pédophilie dans l’Eglise catholique : résultat d’emprise et qui suscite la désinvolture
Entre désinvolture et discernement, à chacun de choisir ...

Victimes d’abus dans l’Église. Pour une théologie de la vulnérabilité, de la responsabilité et de la guérison : « Le drame des abus dans l’Église a fait surgir ces dernières années de nombreux témoignages de victimes notamment en France à l’occasion des travaux de la CIASE et de son rapport. Ces personnes ont désormais l’occasion de prendre conscience de leur statut de victime, et c’est essentiel, tant du point de vue de la psychologie que du point de vue juridique.
Au point de vue psychologique parce que la reconnaissance contribue à faire sortir la victime d’un sentiment quasiment irrépressible de culpabilité qui n’a pas lieu d’être, on verra pourquoi. Sortir de la culpabilité et se découvrir victime permet dans un second temps de libérer la parole et révéler la gravité de ce drame ecclésial.
Du point de vue juridique, la reconnaissance du statut de victime devrait permettre d’ouvrir à réparation. L’aspect juridique a une incidence à nouveau sur le psychisme de la victime puisque la reconnaissance d’un statut et les réparations qui le cas échéant sont obtenues – certes toujours bien en deçà du préjudice subi – favorisent la reconstruction de la personne par le fait même que justice est en partie rendue. »
(Béatrice Guillon, Nouvelle Revue Théologique, 144 No 1 Janvier-Mars 2022)

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Rapport de la commission Sauvé : le pape François fait part de son « immense chagrin » : « Déflagration pour l’Eglise catholique de France et au-delà : la commission Sauvé, qui a enquêté sur l’ampleur de la pédocriminalité, a publié mardi 5 octobre ses conclusions accablantes, estimant à 216 000 le nombre de victimes mineures de clercs et de religieux depuis 1950. Si l’on ajoute les personnes agressées par des laïcs travaillant dans des institutions de l’Eglise (enseignants, surveillants, cadres de mouvements de jeunesse…), le nombre grimpe à 330 000, a expliqué Jean-Marc Sauvé en dévoilant les conclusions de la Commission indépendante sur les abus dans l’Eglise (Ciase), qu’il préside. « Ces nombres sont bien plus que préoccupants, ils sont accablants et ne peuvent en aucun cas rester sans suite », a déclaré M. Sauvé. » (Le Monde avec AFP, 5/10/2021, vers l’article)

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L'Eglise ébranlée : comprendre et agir : « Les crimes pédophiles, les abus sexuels sur adultes (comme le viol de jeunes religieuses) et les abus de conscience ont en commun de toucher des personnes vulnérables. Dans toute relation d’autorité il y a une asymétrie entre la personne qui a autorité (parents, enseignants, médecins, animateurs de jeunes, prêtres, supérieurs religieux, etc.) et la ou les personnes placées sous cette autorité. Il y a toujours emprise de l’un sur l’autre. Cette emprise est saine quand elle est mise au service de l’autonomie et du bien du sujet. Il y a abus d’autorité quand cette emprise est utilisée au profit de la personne qui a autorité et au détriment de celle qui est placée sous son autorité, profit sexuel ou affectif, de domination, financier… La liberté du sujet est alors gravement compromise. L’emprise est particulièrement forte et destructrice quand la personne religieuse qui a autorité identifie son comportement à la volonté de Dieu. » (Ignace Berten, o.p., 3/12/2019)

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« J'accuse l'Eglise d'avoir instauré la loi du secret, alors que le secret fait partie intégrante du mode opératoire des prêtres pédophiles. » (Paul Ariès, Larousse, septembre 2019)
« J'accuse l'Eglise d'avoir nié ou minimisé la gravité des agressions sexuelles sur mineurs. » (Paul Ariès, Larousse, septembre 2019)
« J'accuse l'Eglise d'avoir créé un climat incestueux, alors que ce registre est celui qui permet le mieux de transgresser les frontières. » (Paul Ariès, Larousse, septembre 2019)

Pour la première fois, cet ouvrage enquête sur les vraies raisons de la pédophilie dans l'Eglise.
Paul Ariès apporte un éclairage inédit et réfute les idées reçues : non, l'homosexualité, la libération des mœurs ni même le célibat des prêtres ne sont à l'origine des crimes perpétués au sein de l'Eglise.
Pour en finir avec les abus de pouvoir et la loi du silence, il propose des pistes pour réformer de nombreux dogmes, en matière de sexualité, certes, mais aussi et surtout en matière de fonctionnement interne.

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