SILENCES

La pédophilie aura été le révélateur de la désinvolture à tous les niveaux dans l'Eglise catholique.
Entre désinvolture et discernement, à chacun de choisir ...

« SILENCES D’IGNORANCE » ET « SILENCES DE CONNIVENCE » : N’ayant rien en commun, les « silences d’ignorance » et les « silences de connivence » ne sont pas comparables.
Qui plus est, des traitements spécifiques doivent être dévolus aux premiers et aux seconds.

Tandis que la « prescription » s’applique en cas de « silences d’ignorance », appliquer également une prescription en cas de « silences de connivence » me semble être une erreur.

Les « silences d’ignorance » résultent, en effet, de l’absence de plaintes durant une période déterminée, ce qui doit permettre en définitive de « faire oublier l’affaire » et de restaurer ainsi la paix dans la société.

En revanche, les « silences de connivence » ne répondent nullement à ces critères.
En effet, tout ce qui a fait l’objet des « silences de connivence » dans le passé va continuer à faire l’objet de silences récurrents dans le futur.
S’appuyer sur de pareils silences récurrents – en l'occurrence des silences coupables – pour enterrer l’affaire me semble être une grave erreur.

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Abus sexuels : jusqu’où sanctionner le manquement à l’obligation de dénoncer ? « Les parties civiles entendent les [Philippe Barbarin et six membres de son entourage] faire condamner en démontrant qu’ils ont manqué à leur obligation de dénoncer, au moment où ils ont appris les faits et aussi longtemps qu’ils n’en ont pas informé la justice. En termes juridiques, ils comptent prouver que la non-dénonciation constitue un délit « continu » et non « instantané ». » (Béatrice Bouniol, La Croix, 4/1/2019) Aux termes de la loi votée le 3 août 2018, il s'agirait bien là d'un délit « continu ».

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